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Développement durable: Douala multiplie des stratagèmes PDF Imprimer Envoyer
Écrit par journalducameroun.com   
Mardi, 19 Juin 2012 16:35

La communauté urbaine expérimente un ensemble de mesure qui vise à se conformer aux objectifs visés. Conformément aux résolutions de la Conférence de Rio ou Sommet de la Terre de 1992, auxquelles il a adhéré, le Gouvernement camerounais s’est engagé à déterminer et à mettre en œuvre ses priorités en matière de développement durable, pour le XXIe siècle, à chaque échelon géographique, par l’élaboration et l’exécution des Agendas 21 locaux, régionaux et nationaux.

 

« Agenda 21 » est le titre d’un document publié par les Nations Unies lors du Sommet de la Terre (Conférence de Rio) en 1992, décrivant les priorités de l’ONU en matière de développement durable pour le XXIe siècle, et incitant les pouvoirs publics à définir, pour chaque échelon géographique (pays, région, ville) leur propre Agenda 21, à travers un dialogue avec les habitants. Selon cette définition l’Agenda 21 local de la ville de Douala, est entendu comme le développement et la mise en œuvre de politiques et stratégies, de programmes et de projets identifiés par les autorités locales et les populations de la Communauté Urbaine, dans l’optique d’un développement urbain durable. C’est dans cette optique que s’inscrit la démarche de la Communauté Urbaine de Douala, à travers le lancement de l’étude de l’Agenda 21 de la Ville de Douala. Le diagnostic dans la capitale économique a été établi par rapport au concept de développement durable – les problèmes économiques, sociaux et environnementaux – et conformément aux directives des organismes des Nations Unies.

Pour l’exécution des micro-projets, la Communauté Urbaine de Douala s’appuie sur un dossier de projet qui prend en compte divers éléments dont une fiche de projet présentant la synthèse du plan d’opérations et un projet de Convention constituant les éléments de négociations entre les acteurs et la Communauté Urbaine de Douala et éventuellement les partenaires externes susceptibles d’apporter une assistance financière ou technique. Le planning de déroulement de ce processus intègre une conscience du devoir de faire face à des enjeux internationaux de première urgence ; une volonté de répondre à des enjeux locaux et de satisfaire certaines aspirations profondes d’un nombre croissant de citoyens ; la nécessité de répondre aux obligations et incitations de l’État, en particulier pour les pays et les agglomérations; la perspective de tirer des bénéfices directs et indirects de la démarche.

La ville de Douala s'est dotée d'un plan de développement Contrôlé


C’est pourquoi des secteurs sensibles ont été recensés en vue d’une intervention urgente, Douala, ville tropicale, a du mal à approvisionner sa population en énergie. Cette précarité touche aussi les municipalités, notamment la CUD dont les 35 % du budget sont investis chaque année dans le payement des factures d’électricité. D’où des mesures conséquentes : Réaliser une opération pilote en négociant pour les ménages les plus démunis un contingent de consommation d’énergie avec AES-Sonel ; diversifier l’offre d’énergie dans les municipalités ; mettre en œuvre une politique d’économie d’énergie. Quant au dispositif concret, il vise la lutte contre la précarité énergétique à travers la maîtrise de l’énergie et l’utilisation des énergies renouvelables locales, la réduction de la consommation des municipalités, la production d’énergie alternative… Dans le domaine du transport urbain des actions sont en cours. Le secteur du transport compte parmi les premiers postes d’émission de gaz à effet de serre dans la ville. C’est aussi, avec celui de la moto, celui qui a connu la plus forte croissance au cours de la dernière décennie. Avec un réseau de bus embryonnaire et largement en deçà des attentes, la ville incite ses habitants à utiliser les transports en commun et dans une moindre mesure à reconsidérer l’usage de leur voiture en ville.

Il s’agit d’une nouvelle politique de développements qui encourage toutes les initiatives en matière d’écodéveloppement. La C.u.d envisage l’utilisation du vélo, le trafic vélo reste très sommaire à Douala, pourtant des vélos c’est autant de pollution en moins (10 km de vélo/jour = 700 kg de CO2 évitées/an. L’utilisation du vélo participe aussi de la lutte pour le désengorgement de la ville, d’où la volonté de développer un réseau vélo qui repose sur des aménagements sécurisés, lancer un projet pilote dédié au prêt de vélo et, développer à cet effet des aménagements pour vélos ; Partir de l’expérience de la route de Bonabéri pour étendre les pistes cyclables à l’ensemble des routes. Dans le même temps l’usage de la voiture en ville connaîtra une règlementation différente. La construction, l’aménagement et la tarification des stationnements sont des occasions uniques de repenser ces pans d’émission de CO2 et du désordre urbain. Aménager des aires de stationnement payantes le long des axes majeurs de circulation, construire des parkings souterrains et étagés de grande capacité pour promouvoir et sécuriser les investissements dans un contexte de globalisation de l’économie et du désengagement de l’Etat des secteurs productifs, il s’avère indispensable d’assainir l’environnement social. Les efforts sont déployés au niveau de la C.u.d sur la valorisation des ressources naturelles, la réalisation des grands travaux et la promotion des produits d'exportation

 

Changer les modes de vie
La production des biens, leur transport, leur commercialisation et leur consommation génèrent à chaque étape des effets qui contribuent à la dégradation de l’environnement. La réforme des modes de consommation et de production est indispensable pour mettre en œuvre les principes du développement durable à Douala. Pour produire les biens utiles à l’homme, l’unité de production ne doit pas mettre en péril la santé des hommes et l’environnement. Le conditionnement de certains produits se fait avec l’utilisation du plastique ; la consommation du produit génère donc des déchets non biodégradables qui polluent l’environnement, mettant ainsi mal en point les écosystèmes. Développer une économie et une consommation solidaires et durables c’est produire et consommer autrement, fonder les dynamiques de développement sur des comportements responsables et solidaires. Cette modification des comportements peut être en même temps une opportunité d’innovation et de création d’emplois, notamment dans les domaines liés à la protection de l’environnement (économie verte).
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