L’autorité administrative a interdit la dernière assemblée générale. Suite à une requête du bâtonnier sortant Me Eta Bessong, jugeant illégal ses assises convoquées par le président de l’Assemblé générale. L’assemblée générale de l’Ordre des avocats du Cameroun, convoquée ce 26 mai 2012 par Me Hyppolite Meli Tchiakouang, président de l’Assemblée générale de l’Ordre,
dont l’objet principal visait la tenue des élections des nouveaux membres à l’Assemblée générale, au Conseil de l’Ordre et au Bâtonnat après l’expiration depuis 2010 des mandats de l’équipe sortante aux commandes depuis 2008, est interdite par le sous-préfet de Yaoundé II, au motif de risque de troubles à l’ordre public.
Le motif brandit par l’autorité administrative fait suite à la requête introduite par le bâtonnier sortant Me Eta Bessong, dont le mandat, expiré 2010, après deux ans de gestion, est vivement contesté par ses pairs qui voient en lui le désir de se maintenir au pouvoir. Lui qui n’a pas convoqué d’Assemblée générale comme l’exige les statuts. Une attitude qui va en porte-à-faux avec leurs statuts adoptés à l’unanimité par les avocats lequel institue la limitation à un mandat des membres du conseil de l’ordre et du bâtonnat. Décision jugée discriminatoire par le camp du bâtonnier sortant qui a, dès cet instant, déclaré la guerre à l’équipe d’en face, en usant de tous les stratagèmes pour empêcher la tenue de l’Assemblée générale.
Mobilisation
La conséquence de cette contestation est la mobilisation du camp conduit par Me Meli pour déstabiliser le camp adverse conduit par maître Eta Bessong. Ce dernier avait alors saisi le juge de référé d’heure en heure pour solliciter de lui l’interdiction de l’Assemblée générale. Mais, lors de l’audience de vendredi dernier, le juge a renvoyé au 1er Juin l’affaire pour réquisition du ministère public donnant ainsi la possibilité à l’Assemblée générale de se tenir en toute légalité.
Se croyant à l’abri de tout ennui, le camp Meli, s’est déporté samedi dernier au palais des congrès pour la tenue de l’Assemblée générale dont les travaux devraient commencer à 10h. Ils n’auront malheureusement pas lieu. L’implication des autorités administratives a été mal appréciée par les hommes en noir qui estiment, de manière unanime, que cette immixtion est la mal venue dans la mesure où leur corps de métier est indépendant, doté d’un statut particulier et placé sous l’autorité du ministère de la Justice. Très amers à l’endroit de leur bâtonnier sortant qu’ils rejettent unanimement.
Floriane Payo
|